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Repères contre le racisme, pour la diversité et la solidarité internationale

Protestation contre la conférence de Monique Canto-Sperber lors de la «Nuit de la philosophie»

21 Avril 2015 , Rédigé par Repères anti-racistes Publié dans #Palestine BDS

A Mériam Korichi, conservateur et metteur en scène d’Une Nuit de la philosophie

 

Nous, soussignés, universitaires et intellectuels, nous joignons à nos collègues en Europe et ailleurs pour attirer votre attention sur l’immense ironie que constitue l’invitation de Monique Canto-Sperber parmi les conférenciers principaux de votre « Nuit de la philosophie ». Pour un événement majeur de la philosophie, un champ fondé sur le libre examen et l’exploration intellectuelle, offrir une tribune sur la liberté de parole à quelqu’un qui, lorsqu’elle était à la tête d’une des plus prestigieuses institutions éducatives de France, a été responsable de deux des actes de censure les plus flagrants contre les Palestiniens et les critiques des politiques de l’état israélien, va au-delà d’une contradiction frappante – c’est consternant.

 

En tant que directrice de l’École Normale supérieure, Canto-Sperber a été directement responsable de deux dénis flagrants de la liberté académique en 2011. Ainsi qu’il a été écrit dans Mondoweiss, « il est notoire qu’en 2011, Canto-Sperber a annulé deux réunions à l’ École normale supérieure, dont elle était alors directrice, parce qu’elles étaient organisées par un Collectif Palestine, qui était en faveur de la campagne pour le boycott, les désinvestissements et les sanctions (BDS) contre Israël. Une de ces réunions devait accueillir Stéphane Hessel, le célèbre écrivain maintenant décédé qui a inspiré le mouvement "Occupy" (il est mort deux ans après cette annulation) ». Le deuxième événement organisé par le Collectif Palestine incluait une série de conférences et de débats dans le cadre de la Semaine internationale contre l’apartheid israélien, visant la communauté normalienne. Ce programme a été soumis à la directrice de l’ENS, ainsi qu’une demande de salle et la proposition ouverte de discuter la question de la sécurité, qui selon la directrice avait motivé sa décision d’interdire la première réunion à l’intérieur de l’établissement. Canto-Sperber a annulé aussi cet événement, en l’excluant du campus.

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