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Repères contre le racisme, pour la diversité et la solidarité internationale

Au 1er mai du FN, entre adorateurs de Jean-Marie Le Pen et "furoncles" de l'extrême droite

2 Mai 2015 , Rédigé par Repères anti-racistes Publié dans #Extrême-droite, #Front national

Il y a le vernis.

Ce vendredi 1er mai, comme chaque année, le Front national célébrait Jeanne d'Arc. Mais, cette fois, la célébration avait un goût particulier. Dans trois jours, le bureau exécutif du parti décidera du sort qu'il réserve à Jean-Marie Le Pen, son créateur, son président d'honneur. Alors forcément, ce vendredi matin, les esprits n'étaient pas entièrement tournés vers la Pucelle d'Orléans.

"Il est où Jean-Marie ?", pouvait-on entendre peu après 9h, rue de Rivoli, non loin de la statue de Jeanne d'Arc. Le "Menhir" était attendu par de nombreux militants. Et puis il est apparu, peu après que Marine Le Pen a déposé sa propre gerbe. Des "Jean-Marie président !" se sont alors faits entendre et la cohue a gagné les arcades de la place des Pyramides.

Paradoxe d'un Front national qui martèle que Jean-Marie Le Pen ne représente plus la voix du parti et des militants qui demeurent en adoration devant le fondateur du mouvement frontiste. Officiellement, cela ne gêne pas la direction du FN. "C'est juste une vieille habitude", explique au Lab Nicolas Bay lorsqu'on lui demande ce que lui inspirent ces "Jean-Marie président" entendus. Et Louis Aliot, qui fut le coordinateur de la campagne présidentielle de Jean-Marie Le Pen en 2002, voit dans ces mots le souvenir de "belles années".

Peu importe si la situation du président d'honneur du FN semble réveiller la frange la plus radicale de l'extrême droite. "Tant mieux", résume Nicolas Bay. "Il n'y a pas d'extrême droite radicale ou, en tout cas, Le Pen n'est pas son ambassadeur. Il l'a toujours combattue", ajoute Louis Aliot.

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