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Repères contre le racisme, pour la diversité et la solidarité internationale

Quatre ans après la tuerie de Norvège, retour à Utøya

7 Août 2015 , Rédigé par Repères anti-racistes Publié dans #Extrême-droite, #Islamophobie, #Norvège, #Europe

Ce week-end, un millier de jeunes travaillistes norvégiens retournent à Utøya, où aura lieu la première université d’été depuis le massacre de 69 d’entre eux, il y a quatre ans, par Anders Behring Breivik. Pour certains, un « retour à la maison ». A Oslo, un lieu de mémoire et d'exposition vient d'ouvrir dans le bâtiment toujours pas réparé où Breivik avait commis sa première attaque.

Utøya, Oslo (Norvège), envoyée spéciale.- « La manière dont nous avons quitté cette île, il y a quatre ans, fut trop brutale. Je ne voulais pas que ça se passe comme ça. Mais il est vrai qu’il m’a fallu du temps pour mesurer l’ampleur de ce qui venait de se passer, et assimiler le fait que tant des nôtres ne seraient plus jamais là », explique Emilie Bersaas, 23 ans, numéro deux des jeunes travaillistes aujourd’hui.

Emilie a eu de la chance le 22 juillet 2011, mais tout aurait pu basculer. Anders Behring Breivik avait débarqué sur l’île dans l’après-midi. Quelques heures plus tôt, il avait fait exploser une voiture piégée dans Regjeringskvartalet, quartier du centre d’Oslo regroupant les différents ministères, semant déjà la panique et la mort derrière lui. À Utøya, petite île située à 38 kilomètres de la capitale, plus de 500 jeunes du Parti travailliste (Arbeidernes Ungdomsfylking, AUF) étaient rassemblés pour leur université d’été.

Après la bombe meurtrière d’Oslo, la confusion régnait, et Breivik, déguisé en policier et lourdement armé, s'était rendu sur cette île en empruntant tout simplement le ferry local. Le bâtiment principal du gouvernement d’Oslo avait été dévasté mais restait debout, ce qu’il ne considérait que comme une réussite partielle. Il avait alors entamé la seconde phase de son plan : tuer le plus possible de jeunes travaillistes, qu’il haïssait et rendait responsables du déclin, à ses yeux, de son pays. Emilie et ses amis n’ont pas réalisé tout de suite que ce « policier » n’était pas venu pour leur protection, bien au contraire.

Propagande de Breivik "made in France"

Propagande de Breivik "made in France"

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