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Repères contre le racisme, pour la diversité et la solidarité internationale

Des programmes d’histoire qui confortent notre égoïsme national (Bernard Girard)

20 Septembre 2015 , Rédigé par Repères anti-racistes Publié dans #Histoire, #Éducation

La publication par le ministère de l’Education nationale des programmes d’histoire (cycles 2, 3 et 4) dans leur version définitive est comme un coup de massue pour tous ceux qui pensaient encore, même sans trop y croire, qu’il était possible de faire sortir l’enseignement de l’histoire du carcan administratif et politique qui l’étouffe depuis trop longtemps.

Un CSP qui se croyait indépendant

Au printemps dernier, l’avant-projet présenté par le Conseil supérieur des programmes (CSP), sans être révolutionnaire, laissait entrevoir quelques possibilités d’évolution :

  • une architecture globale en grandes thématiques plutôt qu’un amoncellement de questions disparates ;
  • une référence soutenue aux compétences à faire acquérir aux élèves ;
  • et surtout, une grande souplesse induite par la possibilité de choix offerte aux enseignants sous forme de questions facultatives.

C’était d’ailleurs la seule innovation réelle car pour le reste, comme on l’avait signalé, l’ensemble restait dominé par une approche excessivement franco-centrée (surtout en cycle 3), vaguement européo-centrée (cycle 4) et par une prédominance étouffante de l’histoire politique (celle de l’Etat français) au détriment de l’histoire sociale (celle des individus), très négligée.

En dépit de leur frilosité, les propositions du CSP avaient à leur réception déclenché une tempête médiatique d’une rare violence et d’une infinie bêtise venue de milieux de droite et d’extrême droite bruyamment relayés dans les médias mais aussi d’une bonne partie de la gauche qui, à vrai dire, ne s’en différencie guère.

Le président de la République, solennel et pontifiant, insistait sur la nécessité de rappeler « les heures glorieuses de notre passé », avant que Najat Vallaud-Belkacem ne place ses pas dans ceux du chef :

« Il faut mettre [dans les programmes] ce qui fonde l’identité de la France. […] L’enseignement de l’histoire doit bien être un récit qui raconte notre appartenance à la communauté nationale. »

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