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Repères contre le racisme, pour la diversité et la solidarité internationale

Appels au boycott : la France aujourd’hui plus répressive qu’Israël (BDS)

7 Novembre 2015 , Rédigé par Repères anti-racistes Publié dans #Palestine BDS

Une récente décision de justice accentue la répression par la France du militantisme de solidarité avec la Palestine. (Flickr)

Le 20 octobre, la chambre criminelle de la plus haute juridiction de France a confirmé la condamnation d’une dizaine de militants de la solidarité avec la Palestine pour avoir appelé publiquement au boycott des produits israéliens.

Cette décision de la Cour de cassation en ajoute aux préoccupations déjà croissantes concernant la répression sévère de la liberté d’expression, soutenue par le Président français François Hollande, depuis les assassinats de journalistes dans les bureaux du magazine Charlie Hebdo en janvier.

Elle fait aussi de la France, avec Israël, le seul pays à pénaliser les appels à ne pas acheter les produits israéliens.

Mais la loi française qui prévoit des sanctions pénales est probablement plus sévère que celle d’Israël, laquelle autorise de poursuivre les partisans du boycott pour dommages financiers, mais pas de les emprisonner.

 

« Un triste jour »

« Cette décision est une mauvaise nouvelle concernant le respect de la liberté d’expression dans notre pays » déclare la Ligue des Droits de l’Homme, organisation centenaire de défense des droits humains. "Elle constitue un des aboutissements de la volonté de faire taire toute critique de la politique des gouvernants israéliens et tout acte d'opposition aux graves violations des droits de l'Homme dont ils se rendent coupables." (1)

Pour le groupe de la campagne BDS France (http://www.bdsfrance.org/index.php?option=com_content&view=article&id=3888%3A2015-11-03-11-39-42&catid=49%3Aactualites&Itemid=1&lang=fr), la décision marque un "Â triste jour pour la démocratie française où l'appel au boycott d'un Etat criminel qui viole les droits humains ne va plus de soi », et où le gouvernement peut « détourner l'esprit de la loi dès qu'elle s'attaque à un partenaire politique".

Le CRIF, groupe leader du lobbyisme pro-Israël en France s'est réjoui de la décision.

Les organisations françaises anti-palestiniennes soutiennent activement cette répression judiciaire – sous le couvert de la lutte contre l’antisémitisme – avec l’espoir qu’elle mettra un terme à la campagne de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS).

 

Criminalisation d’une protestation pacifique

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