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Repères contre le racisme, pour la diversité et la solidarité internationale

Réfugiés, immigrés et Roms: motions du MRAP 94

1 Novembre 2015 , Rédigé par Repères anti-racistes Publié dans #MRAP expressions plurielles, #Étrangers et immigrés, #Réfugiés et droit d'asile, #Roms migrants

Fédération Val-de-Marne 94 : Refus de discrimination entre les "vrais" réfugiés qui seraient politiques et les "faux" qui ne seraient qu’économiques".

Motion proposée par la fédération du Val-de-Marne

Cette Motion vise à insister davantage que ce qui figure dans le rapport d’orientation, sur la nécessité pour un mouvement comme le MRAP de lutter contre tout ce qui dans les politiques gouvernementales contribue à faire des boucs émissaires, notamment en ce qui concerne les étrangers, donc au développement du racisme au sein de la population.

Le MRAP dénonce, sous prétexte de la crise, la mise en concurrence de toutes les couches de la population qui fait le lit du racisme, qu’il s’agisse des ouvriers, des cadres, des hommes, des femmes, des étrangers qui ont des papiers, et de ceux qui n’en n’ont pas.

Dans le cadre de l’éducation, le MRAP défend vigoureusement le service public de l’Éducation Nationale qui, marqué par des restrictions budgétaires drastiques, devient déserté par la partie relativement aisée de la population, et donc le lieu où se retrouvent les plus pauvres, notamment les enfants d’étrangers. La mixité de l’école publique qui était un des garants de l’antiracisme devient la mixité des pauvres.

Enfin le MRAP refuse la discrimination entre les « vrais » réfugiés qui seraient politiques et les « faux » qui ne seraient qu’économiques ».

Fédération 94 : le MRAP réclame la même mobilisation pour les Roms que pour les réfugiés

MOTION FEDERATION 94 – Congrès du MRAP 2015

Le Mrap réclame la même mobilisation pour les Roms que pour les réfugiés

Des élus de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne et plusieurs associations qui viennent en aide aux populations roms ont déploré ces jours ci les expulsions de bidonvilles et de campements intervenues ces dernières semaines, réclamant pour les Roms la même mobilisation que pour les réfugiés d'Irak et de Syrie. "Nous nous réjouissons" de l'annonce que la France va accueillir 24.000 réfugiés, a souligné la sénatrice de Seine-Saint-Denis Aline Archimbaud, lors d'une conférence de presse au Sénat. "Mais je ne peux pas comprendre pourquoi les populations roms, qui sont aussi des populations réfugiées, subissent un tel traitement." Déplorant "la destruction" de campements et bidonvilles, comme celui fin août, du "Samaritain", l'un des plus vieux bidonvilles de France, elle a rappelé que les Roms subissent "un racisme latent, sournois, violent, dans plusieurs pays d'Europe". Elle réclame "la même mobilisation pour les Roms que pour les populations réfugiées, les mêmes moyens de la part des collectivités publiques". Patrick Braouezec, l'ancien maire de Saint-Denis, aujourd'hui président de la communauté d'agglomération Plaine Commune, a également regretté qu'"au moment où les États européens se mobilisent pour des réfugiés, ils sont incapables de se mobiliser pour des populations européennes qui vivent sur nos territoires".

Au lendemain de la remise des rapports « politique » et « d’observatoire » du CNCDH Romeurope dont le Mrap est membre de la coordination nationale et dont le titre est le suivant : BANNISSEMENT (action de déclarer, proclamer indigne de toute considération une personne ; la dénoncer au mépris public).

Le constat est sans appel : depuis la résurgence des bidonvilles il y a 25 ans, les politiques publiques à l’égard de leurs habitants sont désastreuses. Les expulsions des habitants des squats et bidonvilles sans solutions crédibles de relogement perdurent et aggravent chaque jour leur situation. La continuité de cette politique d’expulsion associée à d’autres facteurs renforce les ruptures sociales et fabrique le bannissement de ces populations : stigmatisation et actes racistes violents, entraves à la scolarisation, non-protection des enfants, obstacles pour accéder aux droits économiques et sociaux, à une protection maladie, éloignements forcés du territoire français. La situation des enfants vivant en squats et bidonvilles est tout particulièrement critique. Les deux rapports mettent en exergue les innombrables obstacles qui s’érigent sur leur parcours de vie d’enfants : expulsions, refus de scolarisation, absence de protection de l’enfance en danger et des mineurs victimes d’exploitation.

L’Etat et les collectivités territoriales ne peuvent abandonner ces enfants !

A l’échelon national ces familles représentent près de 20 000 personnes et ce chiffre varie peu depuis 15 ans. Dans le Val-de-Marne ce sont 1000 personnes que l’on expulse d’un lieu à un autre sans solution, nous retrouvons les petits enfants de ceux dont on a fait connaissance début 2000 et pour eux encore la solution reste le BIDONVILLE.

Les bidonvilles ne disparaîtront pas tant que l’État poursuivra des politiques fondées sur les expulsions et les dénis de droits !

 

Illustration choisie par le webmestre

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