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Repères contre le racisme, pour la diversité et la solidarité internationale

Plongée swag chez les nouveaux antiracistes (Fania Noël, Sihame Assbague)

6 Avril 2016 , Rédigé par Repères anti-racistes Publié dans #Antiracisme politique

Politisés et impertinents, actifs sur les réseaux sociaux et remontés contre la gauche des droits de l’homme (mais pas qu’elle)... la génération post-Touche pas à mon pote, née de l’immigration, clive et suscite l’inquiétude des antiracistes universalistes & du pouvoir blanc. Libération, qui lui consacrait un dossier spécial ce lundi 4 avril 2016, s’étant royalement planté, nous corrigeons ici ses erreurs. Sans rancune Libé mais la prochaine fois qu’on doit faire le taf, payez-nous au moins :)

Des propos de Laurence Rossignol, ministre des Droits des femmes, sur le voile à ceux de la philosophe Élisabeth Badinter, une nouvelle semaine de violentes polémiques sur le front du racisme vient de s’écouler. En jeu, des militants d’un nouvel antiracisme, suractifs sur les réseaux sociaux et le terrain et bêtes noires notamment de Manuel Valls et d’une partie du Parti socialiste attaché à une laïcité dogmatique : réactifs, politisés, déterminés et décoloniaux.

Petit retour en arrière : le 30 mars dernier, Laurence Rossignol est invitée par Jean-Jacques Bourdin sur RMC contre la « mode islamique », ces marques de vêtements qui ont lancé des lignes d’habits recouvrant le corps. Sa démonstration ? Le voile « enferme le corps de la femme ». Et lutter contre ces marques « irresponsables » est nécessaire pour faire reculer le « salafisme ». Selon elle, si des femmes portent le voile librement, elles sont comparables aux « nègres américains qui étaient pour l’esclavage ». Au passage, la ministre lance le terme de « franco-musulmans ».
Samedi, dans une interview au quotidien Le Monde, Élisabeth Badinter remet une pièce dans la machine en appelant au « boycott » des marques se lançant dans la « mode islamique ». Tout est réuni pour une nouvelle polémique ancrée dans des débats récurrents sur l’antiracisme en France, et autour desquels se structurent deux camps, devenus irréconciliables.

Le premier, c’est donc celui d’un antiracisme politique qui veut s’attaquer aux racismes d’État et aux systèmes de domination. Encore minoritaire, il est incarné médiatiquement par des personnalités plutôt jeunes, elles-mêmes impactées. Aussitôt après le passage télévisé de la ministre Laurence Rossignol, la réaction ne se fait pas attendre : ensemble, conscients d’être collectivement touchés par ces attaques, ces militants dénoncent des propos islamophobes, misogynes, négrophobes et révisionnistes.
Sur les réseaux sociaux, ils sont nombreux à lancer le hashtag #RossignolDémission et relayer une pétition en ligne appelant à des « sanctions » contre la ministre, ancienne de SOS Racisme et élue socialiste, deux circonstances aggravantes à leurs yeux. Le texte comptait plus de
33 000 signatures mardi.

Passe d’arme sans demande de permission

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