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Repères contre le racisme, pour la diversité et la solidarité internationale

Réponse à Laurent Joffrin (Louis-Georges Tin et Rokhaya Diallo)

27 Avril 2016 , Rédigé par Repères anti-racistes Publié dans #Antiracisme politique

Par Louis-Georges Tin et Rokhaya Diallo ("antiracistes nouveaux"). Dans son édition du 3 avril 2016, Libération a publié un dossier à charge sur et contre «les nouveaux antiracistes». N'ayant pu répondre dans ce même journal, nous proposons à Mediapart de publier notre tribune, adressée à Laurent Joffrin...

Eh bien oui, nous sommes les nouveaux antiracistes -puisque ainsi on nous nomme. C'est en effet la formule qu'utilise Laurent Joffrin pour nous désigner dans son éditorial du 3 avril dernier. La formule n'a rien de choquant, et nous l'acceptons, après tout. Mais le texte se poursuit avec des remarques critiques, simplistes, désobligeantes, voire méprisantes, et il nous a paru opportun d'y répondre avec méthode, simplicité et... courtoisie.

Que nous reproche-t-on, en somme ? Ce nouvel antiracisme (que nous incarnons donc, apparemment), serait « délibérément communautaire. Les musulmans défendent les musulmans, les Noirs défendent les Noirs. Ainsi chacun s’occupe de sa paroisse, de son clocher, de son origine. Si les Juifs défendent les Juifs, les Noirs les Noirs, les musulmans les musulmans, qui défendra les principes communs ? Distinguer entre les victimes, n’est-ce pas les séparer, les affaiblir ? », écrit Laurent Joffrin, dans son humanisme flamboyant.

Après cet éditorial enflammé, l'article suivant de ce dossier spécial s'intitule « Plongée chez les nouveaux-antiracistes ». On notera le terme « plongée », qui donne l'impression d'une enquête dans les bas-fonds du militantisme, dans un milieu en eaux troubles. Les militant.e.s visé.e.s apprécieront... Sont ensuite identifiées ces associations inquiétantes, comme le CCIF, le CRAN, Stop le contrôle au faciès, la Brigade Anti-Négrophobie, et des personnalités comme Rokhaya Diallo, Sihame Assbague, Fania Noël, autant de menaces, apparemment, pour la République française.

La vérité, cher Laurent Joffrin, c'est que la discrimination est comme une maladie. Quand nous avons mal au ventre, nous sommes contents de trouver pas loin de chez nous un médecin généraliste, qui puisse nous ausculter. Mais quand, après examen, on nous indique qu'il s'agit de calculs rénaux, par exemple, nous sommes contents qu'il y ait des spécialistes, en l'occurrence, des urologues, qui permettront de mieux traiter le problème identifié.

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