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Repères contre le racisme, pour la diversité et la solidarité internationale

Brésil : en pleine crise politique, les partenaires du CCFD-Terre Solidaire s’expriment

11 Juin 2016 , Rédigé par Repères anti-racistes Publié dans #Amériques, #Brésil

Brésil : en pleine crise politique, les partenaires du CCFD-Terre Solidaire s’expriment

Les acteurs sociaux brésiliens – dont les partenaires du CCFD-Terre Solidaire – sont très alarmés par la régression radicale des politiques publiques amorcées dès l’arrivée au pouvoir de Michel Temer, à la faveur d’un processus de destitution qui éloigne Dilma Roussef de la présidence au moins jusqu’à l’automne.

En un jour, un saut de trente ans en arrière, ont dénoncé les mouvements sociaux brésiliens. Car le nouveau président de la République Michel Temer, ex-vice-président et allié de Dilma Roussef – écartée du pouvoir depuis le 10 mai 2016 en raison du processus de destitution – n’a pas perdu de temps.

Pour premier acte hautement symbolique, Temer (PMDB, centre-droit) a rayé d’un coup de plume le ministère de la Culture, intégré au ministère de l’Éducation [1]. Le portefeuille du Développement agraire disparaît également, geste particulièrement fort : ce ministère, contrepoids d’un ministère de l’Agriculture allié aux multinationales [2], était en charge de la très emblématique réforme agraire, qui ne progresse qu’à vitesse de tortue depuis trois décennies. Le ministère des Femmes, de l’égalité raciale et des droits humains passe sous la coupe de la Justice, dans les mains de l’avocat Alexandre de Moraes, connu pour sa proximité avec les milieux les plus conservateurs. Disparaît également le Contrôle général de l’Union, organe créé pour lutter contre la corruption !

Autre régression, soulignent les militants sociaux : le gouvernement Temer est composé exclusivement d’hommes blancs. Et alors que les élus qui ont adhéré au processus de destitution de Dilma Roussef ne juraient que par l’éradication de la corruption, Temer lui-même ainsi qu’un tiers des nouveaux ministres sont impliqués dans l’énorme scandale de pots-de-vin « Lava jato » concernant le groupe pétrolier Petrobrás.

Vives inquiétudes des acteurs sociaux

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