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Repères contre le racisme, pour la diversité et la solidarité internationale

Donald Trump en « guerre sainte » contre l’islam. Racisme, islamophobie et antisémitisme. (Alain Gresh)

20 Février 2017 , Rédigé par Repères anti-racistes Publié dans #Antisémitisme et négationnisme, #Islamophobie, #Amériques, #États-Unis

En faisant interdire le territoire américain aux ressortissants de sept pays musulmans, le nouveau président Donald Trump a facilité la libération de la parole et les comportements racistes à l’égard des musulmans, mais également des juifs et d’autres minorités. Trump et une partie de son administration se place dans une perspective de croisade contre l’islam et les musulmans. Iront-ils jusqu’à une nouvelle guerre ?

Donald Trump a signé le 27 janvier dernier un décret présidentiel sur la « protection de la nation contre l’entrée de terroristes étrangers aux États-Unis ». Ce texte interdit le territoire américain aux ressortissants de sept pays musulmans (Irak, Syrie, Soudan, Somalie, Yémen, Libye, Iran) pour une période de trois mois. Par ailleurs, Washington a suspendu pendant quatre mois le programme fédéral d’admission et de réinstallation de réfugiés de pays en guerre. Enfin, les réfugiés syriens, dont 18 000 seulement ont été acceptés aux États-Unis depuis 2011 -– contre quelque 2 millions en Turquie et 1 million au Liban -–, sont interdits d’entrée jusqu’à nouvel ordre. Et Donald Trump a laissé entendre que, si cette interdiction était levée, la priorité serait accordée aux réfugiés chrétiens.

Le président américain n’a pas été jusqu’à mettre en œuvre certaines de ses promesses de campagne, comme l’interdiction du territoire à tout musulman ou l’établissement d’un fichier des musulmans américains. Néanmoins, sa décision a soulevé une levée de boucliers dans la plupart des pays du monde — à l’exception de l’Arabie saoudite, de l’Égypte et des Émirats arabes unis, pays exemptés par le président américain et dont les citoyens représentaient pourtant 18 des 19 pirates de l’air responsables du 11-Septembre. Elle s’est heurtée aussi à une résistance active aux États-Unis où s’est engagée une bataille juridique entre l’exécutif et une partie des juges.

Libération de la parole raciste

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