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Repères contre le racisme, pour la diversité et la solidarité internationale

Propos diffamatoires du préfet Delpuech : le CCIF porte plainte

27 Février 2017 , Rédigé par Repères anti-racistes Publié dans #Islamophobie

Le Collectif Contre l’Islamophobie en France a découvert avec effroi les propos diffamatoires tenus ce jour par le nouveau préfet d’Ile-de-France, M. Michel Delpuech. Dans une interview donnée à la Télé Lyon Métropole et diffusée ce lundi 27 février 2017, ce dernier accuse le CCIF d’ « alimenter les rangs de Daesh ».  

Une imputation d’une extrême gravité qui, outre le fait qu’elle ne repose évidemment sur aucun élément tangible, interroge sur la neutralité et les motivations personnelles de ce haut fonctionnaire. D’autant que ce n’est pas la première fois que nous avons affaire à lui.

En novembre 2015, le CCIF a apporté son soutien, notamment juridique, à la mosquée de l’Arbresle (à quelques kilomètres de Lyon), qui était sous le coup d’une fermeture arbitraire. Michel Delpuech, alors préfet de la région Auvergne Rhône-Alpes, accuse l’association gérant le lieu de culte d’ « islamisme radical »  et, bien qu’il n’ait aucune preuve, exige l’élection de nouveaux membres avant toute réouverture. Une atteinte à la laïcité vivement dénoncée par le CCIF.

Quelques mois plus tard, c’est le bilan de l’état d’urgence, et donc indirectement celui de Michel Delpuech, qui était sévèrement mis en cause par le collectif contre l’islamophobie. À maintes reprises, le CCIF a en effet alerté sur l’inefficacité de ce dispositif qui, en plus de cibler arbitrairement une seule partie de la population, est passé à côté des objectifs affichés. En région Auvergne Rhône-Alpes par exemple, sur les 450 perquisitions décidées par le préfet, AUCUNE n'a abouti à une enquête liée au terrorismeUn fiasco dont on comprend qu'il provoque, chez M. le préfet, une surenchère des discours.

Quelles que soient les stratégies de contournement et de déresponsabilisation employées par ce préfet, ces échecs sont d’abord ceux des services de police et de ceux dont ils reçoivent les ordres et orientations politiques. Les associations de défense des droits humains ne sauraient être tenues responsables des échecs sécuritaires de l'État. À ce titre, les accusations de Michel Delpuech nous paraissent particulièrement déplacées.

Face à la gravité et à la dangerosité de ces propos, le CCIF a décidé de porter plainte. Nous n'accepterons jamais que notre honneur et celui des personnes que nous défendons soit sali. 

Le CCIF mène un combat pour la justice et l’égalité et joue, à bien des égards, le rôle de l’État en matière de lutte contre les discriminations ; au lieu de passer leur temps à nous diffamer, nous invitons ses représentants à agir.

Propos diffamatoires du préfet Delpuech : le CCIF porte plainte

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