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Repères contre le racisme, pour la diversité et la solidarité internationale

Le vote Front national des périurbains n’est pas un geste de «petits Blancs» (Jade Lindgaard)

15 Mai 2017 , Rédigé par Repères anti-racistes Publié dans #Extrême-droite, #Front national

Le vote Front national des périurbains n’est pas un geste de «petits Blancs» (Jade Lindgaard)

Le vote Front national des banlieues pavillonnaires en périphérie des métropoles n’est pas l’expression de « petits Blancs » déclassés mais le produit de leurs conditions sociales et de décennies de transformation du monde du travail, explique la sociologue Violaine Richard dans une passionnante enquête sur le vote FN.

La défaite du Front national à l’élection présidentielle de 2017 et les mésusages de l’argent public dont il est soupçonné aimantent les regards vers l’appareil du parti fondé par Jean-Marie Le Pen. Mais pourquoi vote-t-on Front national ? Quelles parts de votre histoire familiale, de votre activité professionnelle, de votre lieu de résidence, de vos aspirations personnelles vous conduisent à glisser un bulletin FN dans l’urne ? Indépendamment du discours porté par le FN et de ses stratégies de conquêtes territoriales, des expériences sociales denses et complexes incitent à ce vote. Il est donc essentiel de les décrire afin de comprendre ce qui pousse de plus en plus de Français.es à voter pour Marine Le Pen — plus de 10 millions d’électeurs au second tour de la présidentielle.

La tâche est immense et impossible à embrasser précisément à l’échelle nationale. Des chercheurs/-ses choisissent donc d’arpenter des terrains géographiques afin d’y étudier des cas plus spécifiques, croisant particularités locales et bons scores électoraux de l’extrême droite. C’est ce qu’a fait la sociologue Violaine Girard, qui publie ces jours-ci un livre d’enquête touffu sur un territoire situé dans une vallée du département de l’Ain : Le Vote FN au village, trajectoires de ménages populaires du périurbain (éditions du Croquant).

La particularité de ce territoire est qu’à partir des années 1980 s’y est implantée une zone d’aménagement concertée (ZAC), liée notamment à une centrale nucléaire, créant des emplois en périphérie de la banlieue lyonnaise et, en conséquence, des espaces d’habitation périurbaine. La chercheuse y a réalisé ses entretiens entre 2003 et 2012.

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