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Repères contre le racisme, pour la diversité et la solidarité internationale

Emmanuelle Ménard, radicale-voltairienne tendance fusion des droites (Loup Espargilière)

26 Juillet 2017 , Rédigé par Repères anti-racistes Publié dans #Extrême-droite

Jadis « responsable Afrique » à la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme, elle est aujourd’hui élue députée avec le soutien du Front national et de Debout la France. Un parcours atypique qui laisse pantois ceux qui ont connu au fil de ses pérégrinations cette juriste devenue journaliste, défenseure d’une liberté d’expression à tout crin et désormais figure de proue de l’union des droites radicales.

Elle refuse l'étiquette « apparentée FN », se revendique de l'« union des droites ». Assise à la gauche des députés frontistes et à la droite des Républicains, lors du discours de politique générale du premier ministre à l’Assemblée nationale, celle qui a été élue avec le soutien d’une bonne partie de ce que le pays compte de formations à tribord de LR fait physiquement office de trait d’union entre les droites parlementaires dans l’hémicycle. Emmanuelle Ménard, 48 ans, est la nouvelle députée de la sixième circonscription de l’Hérault. Celle de Béziers, dont son mari – le tonitruant Robert Ménard – est maire depuis 2014.

Jusqu'à nouvel ordre, à l’Assemblée nationale, Emmanuelle Ménard comme ses voisins de bancs frontistes siègent toujours parmi les non-inscrits. Elle, qui n’a « pas d’œillères » ni de « tabous », affirme se reconnaître dans certaines propositions émises tant par Les Républicains que par Jean-Luc Mélenchon. Mais c’est plus vraisemblablement auprès des députés situés à la droite de LR que se trouvent les éventuels six ou sept élus qu’il manque encore pour créer un groupe politique en cours de législature. Retour sur la trajectoire atypique de cette ancienne juriste internationale spécialiste de l'Afrique qui se pose aujourd'hui en porte-étendard d'une union des droites radicales.

Native de Lille, cette fille d’une femme au foyer devenue bibliothécaire et d’un cadre commercial dans le secteur pétrolier grandit dans un milieu de classe moyenne qui « ne roulait pas sur l’or », selon elle. Emmanuelle Duverger (son nom de jeune fille, voir la boîte noire de l’article à ce sujet) fréquente collège et lycée privés catholiques avant d’entreprendre des études de droit à Lille-2. Prise de passion pour le droit international, elle quitte Lille pour entamer sa maîtrise à Paris-1 Panthéon-Sorbonne, « et non pas, comme on pourrait l’imaginer, à Assas », grince-t-elle dans une allusion à cette très droitière université parisienne.

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