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Repères contre le racisme, pour la diversité et la solidarité internationale

Actes des Premières Assises nationales de la diversité culturelle

15 Décembre 2012 , Rédigé par Repères anti-racistes Publié dans #Société française

Les Actes des Premières Assises
nationales de la diversité culturelle

 Une société interculturelle
est possible !

Retrouvez les principales interventions des Assises
grâce aux Cahiers de l'Atelier
Avec

 
   
 


En partenariat avec



 
• • • • En novembre 2011,Témoignage chrétien et le mensuel gratuit des cultures musulmanes Salamnews, organisaient en partenariat avec plus de 25 organisations, les premières Assises nationales de la diversité culturelle qui ont réuni à Paris plus de 400 personnes venues de tous horizons. Une mobilisation pour dire et montrer l'importance de construire au plus vite une société interculturelle.
• • • • Grâce à la revue Les Cahier de l'Atelier, vous pouvez désormais retrouver les principales prises de parole de l'événement. Des interventions qui, en mêlant considérations théoriques et expériences de terrain, font clairement apparaitre qu'une société interculturelle peut (et doit) être mise en oeuvre. Un document stimulant en ces temps de tension et de replis identitaires de tous bords.
• • • • Avec les interventions de : Stéphane Hessel, Esther Benbassa, Alain Touraine, Jean Baubérot, Bernard Devert, Guy Aurenche, Michel Sauquet, Raphaël Liogier, Dounia Bouzar, Katérina Sténou, Rachid Benzine...
• • et une rencontre exceptionnelle entre le président du Secours catholique, François Soulage et le président du Secours islamique, Rachid Lahlou.

• • • • < Commandez dès aujourd'hui, pour 11€, votre exemplaire (à paraître au 15 décembre) soit :
> en téléchargeant le bon de souscription/commande et en le renvoyant accompagné de votre règlement,
> ou en ligne en cliquant ici.

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ExTrAitS

>> "Nous devons affirmer qu’une société interculturelle est non seulement nécessaire mais qu’elle est possible. À une condition : c’est de se tourner vers l’autre avec quelque chose qui n’est ni la pitié ni même la sympathie mais la compassion, c’est-à-dire le sentiment que nous sommes animés d’une même passion. La compassion, c’est le désir d’être ensemble de façon passionnée !"
Stéphane HESSEL, écrivain, diplomate, militant politique français

>>"L’expression « culture minoritaire » est un problème en soi, parce que il n’y a pas de culture minoritaire. Toute culture, pour celui qui la détient, est une culture égale à la culture dominante. Le terme minoritaire identifie la culture de l’autre à une culture minorée."
Esther BENBASSA, historienne, sénatrice du Val-de-Marne

>>"Ce n’est pas la diversité cultuelle qui mène au multiculturalisme, au communautarisme, mais la mauvaise gestion de la diversité religieuse, convictionnelle. On a pourtant un très bel outil en France, pour gérer cette diversité convictionnelle, qui est le système juridique de la laïcité. En effet, la laïcité n’est pas une idéologie, mais bien un système juridique, permettant à chacun de dépasser sa conviction pour construire un projet commun et avancer ensemble. « On peut croire, ne pas croire, croire en ce qu’on veut, changer de croyance » tant que la manifestation de cette conviction n’entrave pas la liberté de conscience de l’autre. Je parle de consciences et non de religions, pour bien inclure les athées et les agnostiques. "
Dounia BOUZAR, anthropologue du fait religieux, directrice du cabinet Cultes et cultures

>>"À l’heure actuelle, de nouvelles menaces pèsent sur l’avenir de l’humanité, mettant à mal le vivre-ensemble à travers le monde. Une mobilité humaine accrue brouille les anciennes frontières – culturelles, linguistiques, religieuses ou autres – et compose un nouveau paysage aux lignes mouvantes et aux formes contrastées. Ce phénomène, tout en permettant une meilleure prise de conscience de la richesse de la diversité culturelle, a en même temps accru les malentendus et les crispations identitaires, ainsi que les amalgames nés des ignorances, des préjugés, des humiliations, des frustrations, des ressentiments et des peurs. En découle la spirale des tensions, de l’insécurité, d’une vulnérabilité partagée, de la violence, des conflits et parfois des guerres."
Katérina STENOU, directrice de la Division des politiques culturelles et du dialogue interculturel, Unesco


>>"L’universalité de l’aide est une valeur fondamentale. Pourquoi s’appeler Secours catholique, Secours islamique ? C’est une valeur ajoutée. Dans une société frileuse, qui est en train de stigmatiser, de diviser par l’ignorance, et de pousser vers l’extrême, je pense que nous avons besoin, nous, les croyants, tous les croyants de toutes les confessions, de nous afficher, et de nous afficher ensemble."
Rachid LAHLOU, président du Secours islamique France



>>"Notre valeur essentielle est la suivante : tout homme a droit à vivre sa pleine dignité et sa pleine liberté, et nous constatons que la dignité est trop souvent bafouée et que trop d’hommes n’ont pas la possibilité d’exercer leur liberté car ils n’ont pas le choix. Or, la liberté, c’est de pouvoir faire des choix. Notre mission est de remettre chaque femme et chaque homme que les difficultés de la vie privent de cette liberté « debout »."
François SOULAGE, président du Secours catholique



>>"Quelles villes allons-nous laisser à nos enfants? Celles de l’indifférence et de l’exclusion si nous ne réagissons pas rapidement, tant les démunis et même les classes moyennes sont rejetés vers un ailleurs, en raison d’une spéculation du foncier, destructrice de la cohésion sociale. Le maintien des rentes foncières n’est pas adminissible, tant il éreinte ceux qui n’ont comme revenu que le fruit de leur travail." Bernard DEVERT, président de l’association Habitat et humanisme

>> "Car il n’y a, pour moi, de vrai interreligieux que si cet interreligieux est au service de l’interculturel. L’interreligieux en vase clos est très dangereux. Mais l’interreligieux au service de l’interculturel, pour construire ce monde mondialisé et interdépendant, est un défi indispensable à relever. Il ne s’agit pas de faire de l’interreligieux comme un bricolage folklorique où chacun étale ses excentricités, ses rituels ou autres. Il ne s’agit pas seulement, même si c’est nécessaire, de faire un effort de connaissance envers l’autre ou d’entamer des discussions d’ordre théologique. Il s’agit de créer et d’entretenir entre nous un appétit véritable pour la religion de l’autre, pour l’approche que l’autre fait de Dieu. Et cela afin de construire ensemble, interreligieux, une espérance pour tous, interculturelle." Guy AURENCHE, président du CCFD-Terre solidaire

>>"L’intelligence de l’autre, ça ne veut pas forcément dire que l’autre est intelligent ! Qui suis-je pour en juger ? C’est plutôt une attitude, une tentative de dépassement de la peur et de la colère face à la différence, peut-être une tentative de compréhension. Une attitude qui suppose trois ingrédients : la prudence, un réflexe de questionnement, et la disposition à la négociation socio-culturelle."
Michel SAUQUET, écrivain, consultant et enseignant


>>"À mon sens, le mot communautarisme, lorsqu’on l’emploie de manière négative, ne peut que se rapporter à une communauté qui s’enferme tellement sur elle-même qu’elle finit par se faire du mal, tout en étant tellement sure de sa vérité qu’elle veut l’imposer partout à l’extérieur, parfois violemment. Mais tant qu’elle ne fait pas ça, je ne vois pas en quoi une communauté serait dangereuse."
Raphaël LIOGIER, sociologue, directeur de l’Observatoire du religieux - IEP d'Aix

>>"Ce que nous devons absolument rejeter, c’est cette idée que l’universel s’identifie à un type particulier de société. Il n’y a pas de société bonne, encore moins de société parfaite, et il faut arracher toutes les racines, même les plus profondes, d’une pensée qu’on pourrait qualifier de coloniale."
Alain TOURAINE, sociologue

>>"Une laïcité interculturelle sera une laïcité qui dissocie laïcité et sécularisation, et qui permet différents rapports avec la sécularisation, conséquence du choix personnel à partir du moment où on pratique tranquillement sa religion dans le respect d’un ordre public démocratique."
Jean BAUBÉROT, historien, sociologue

>>"La religion, comme disait Wittgenstein, est comme une langue. Et il n’y a pas plus de religion universelle que de langue universelle. Une religion universelle en soi, ça n’existe pas. Une religion s’inscrit toujours dans un contexte historique. Elle peut prétendre à l’universel, mais c’est une prétention. La langue n’est jamais l’objet. Ce qui fait que Dieu, dans les traditions religieuses, échappe toujours aux religions, au langage. Toutes les religions reposent sur une révélation, mais aucune religion n’est révélée. Si elles reposent sur une révélation, qui est un postulat de foi, toutes les religions dans leur construction théologique, exégétique reposent sur une culture, sur de la contingence. Dieu est donc finalement l’absent de toute langue."
Rachid BENZINE, politologue, Observatoire du religieux - IEP d'Aix

 
 

témoignage chrétien
3/5 rue de Metz - 75010 Paris


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