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Repères contre le racisme, pour la diversité et la solidarité internationale

Alain Finkielkraut offre de mauvaises réponses à de mauvaises questions (Frédéric Martel)

10 Avril 2014 , Rédigé par Repères anti-racistes Publié dans #Racisme

http://www.slate.fr/sites/default/files/imagecache/auteur/f.martel.jpgNous ne partageons pas l'opinion de Frédéric Martel sur le port de signes religieux à l'école, mais l'article mérite d'être lu.


 

Dans «L'identité malheureuse», essai superficiel et noyé de citations, Alain Finkielkraut aborde le problème de l’identité nationale et de l’immigration et offre de mauvaises réponses à de mauvaises questions. Que n’eut-il évité le sujet!

C'est un livre malheureux d’un homme qui ne s’aime plus. Un homme qui nous dit qu’il a mal à la France –sans se rendre compte qu’il se fait du mal à lui-même.

Alain Finkielkraut publie ce mercredi L’identité malheureuse. La presse s’est agitée avant même la parution de l’ouvrage pour interviewer son auteur: de pleines pages dans Le Point, Le Figaro et Le Journal du Dimanche – au risque de l’avoir trop vite lu. Imprudences.

Lisons-le. Minutieusement et sans préjugés. En 230 pages et six chapitres, le philosophe, qui vient de prendre sa retraite de l’école polytechnique, s’intéresse à la laïcité, la mixité homme-femmes, l’identité nationale, la diversité, la culture et les banlieues.

Sur chacun de ces thèmes, reconnaissons-lui une forme de cohérence et de continuité. De La Défaite de la pensée à L’Humanité perdue, en passant par Le Mécontemporain ou Qu’est-ce que la France?, Alain Finkielkraut laboure le même terrain, celui de la fin de la culture. Il s’inscrit dans les pas d’Hannah Arendt et de Dwight Macdonald. Il a de la suite dans les idées.

Un essai contre l’immigration

Mécontemporain lui-même, Finkielkraut déteste, c’est un fait, la France comme elle va. Il lui oppose la «France de naguère». Or, et c’est bien triste pour lui, la Grande Nation d’hier disparaît avec ses instituteurs en noir et blanc, sa culture élitiste, sa galanterie forcée entre les hommes et les femmes. Fini «Nos ancêtres les gaulois»: la France serait-elle en train de perdre son identité nationale?

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