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Repères contre le racisme, pour la diversité et la solidarité internationale

Le rapport Brazza

7 Août 2014 , Rédigé par Repères anti-racistes Publié dans #Colonisation, #Afrique, #Congo (Brazza)

Bonjour,
Les éditions le passager clandestin, spécialisées en sciences humaines et critique sociale, ont publié cette année
dans la collection Les Transparents, qui offre un éclairage direct, un point de vue de l’intérieur sur les temps coloniaux.
Ce document historique inédit et exceptionnel est accompagné de nombreuses autres archives inédites, et d'une présentation détaillée de l'historienne Catherine Coquery-Vidrovitch.
Il s'agit de l’enquête inédite commandée en 1905 par la République française à Pierre Savorgnan de Brazza sur la situation au Congo. La France avait réclamé cet audit au grand explorateur, qui trouva la mort dans cette dernière mission. Le rapport fut enterré car il mettait violemment en cause la gestion coloniale française, puis on le crut perdu... Il met en lumière un système inefficace, coûteux pour l’État et surtout à l’origine d’abus massifs et intolérables. C'est un document inédit fondamental pour appréhender les enjeux, les pratiques et les prolongements de l’histoire coloniale européenne du tournant du vingtième siècle.
 
brazza.jpg
 
Prix : 19 € TTC 
Format : 11 x 19,5 cm 320 pages
ISBN : 978-2-36935-006-4
Diffusion Pollen
Nous sommes heureux de vous annoncer que le premier tirage du livre, de 2 000 exemplaires, a été épuisé en quelques mois et que nous le réimprimons.
 
Un texte sulfureux, qu'on croyait perdu, et que l'historienne Catherine Coquery-Vidrovitch vient d'exhumer des archives d'outre-mer.
(Tout un monde, France Culture, 24 juin 2014)
Considéré comme le testament politique de Louis Savorgan de Brazza, ce rapport étouffé constitue un des premiers scandales de la Françafrique. Pourquoi n’a-t-il pas été publié plus tôt ?
(Les Influences, juin 2014)
Un rapport accablant, un testament de feu.
(Jeune Afrique, avril 2014)
Explorateur mythique, Pierre Savorgnan de Brazza (1852-1905) fut un acteur marquant de l’expansion coloniale française en Afrique. C’est lui qui gouverna, à partir de 1886, l’immense territoire du « Congo français ». On connaît moins sa dernière mission, « pourtant la plus percutante », souligne l’africaniste Catherine Coquery-Vidrovitch . Et pour cause : le dit rapport fut rapidement « oublié au fond d’un tiroir du ministère des colonies ». Le voici retranscrit dans son intégralité. (…) Un document de référence, accablant, remarquablement présenté.
(Le Monde des livres, mai 2014)
En fait d’éventuels abus, c’est bien tout un système criminel que met au jour le Rapport Brazza.  Le document est publié pour la première fois cette année, plus de cent ans après sa rédaction. On l’a jugé trop explosif à l’époque et on l’a ensuite cru perdu. Une amnésie volontaire de notre histoire coloniale ? Le texte permet aussi de prendre la mesure de ce qui n’a pas changé depuis 1905.
(Témoignage chrétien, mai 2014)
Le « Congo français » et la loi du silence, ou un siècle de censure : le scoop à retardement ! Lorsque la manipulation des sources est risquée, la loi du silence devient préférable, un adage françafricain déjà appliqué à l’époque du colonialisme direct.
(L’Humanité, mai 2014)
Au cœur des ténèbres françaises
(Sciences humaines, avril 2014)
En 1905, l'explorateur Pierre Savorgnan de Brazza mourait à Dakar, de retour d'une mission d'enquête au Congo français. Il y était allé documenter les abus commis par la métropole et les compagnies concessionnaires de caoutchouc. Rédigé à partir des archives de la mission par le ministère des Colonies, le rapport n'a jamais été publié. C'est ce texte, préfacé et introduit par l'historienne de la colonisation, Catherine Coquery-Vidrovitch, qui est porté aujourd'hui à la connaissance du public.
 (Alternatives économiques, avril 2014)
Pendant deux mois, une commission chargée de rédiger le rapport final travaille d’arrache-pied, mais celui-ci ne sera jamais rendu public. Trop scandaleux. Le voici publié pour la première fois. Qu’avait mis au jour Brazza de si dérangeant ? Il avait montré, comme le dit Catherine Coquery-Vidrovitch, que «les abus, nombreux et fréquents, n’avaient rien d’exceptionnel». (...) Le message est clair : on a livré un pays entier à la voracité d’intérêts privés, et l’administration ferme les yeux sur les crimes que commettent ces prédateurs. Et dire que la loi du 23 février 1905 a failli comporter un article sur les «effets positifs» de la colonisation...
(Jean-Luc Porquet, Le Canard enchaîné, 19 mars 2014).
La bombe Brazza
C’est un document historique que publient les éditions le passager clandestin. Sous le titre « Le rapport Brazza, mission d’enquête du Congo : rapport et documents 1905-1907 », voici l’enquête inédite commandée en 1905 par la République française à Pierre Savorgnan de Brazza. Au moment où l’Etat belge subit les foudres de l’opinion pour la violence de sa colonisation, la France avait réclamé cet audit au grand explorateur, qui trouva la mort dans cette dernière mission. Ce qu’elle révèle de l’influence des intérêts privés dans la politique coloniale, ou de l’affaire des « femmes de Bangui », jugé explosif, ne fut jamais rendu public. Grâce à l’historienne Catherine Coquery-Vidrovitch, voilà qui est fait.  Brazza peut reposer.
(Christophe Ono-dit-Biot, Le Point, jeudi 6 mars 2014)
Le rapport Brazza… enfin.
En 1905, les autorités de la métropole dépêchent au Congo français une mission d’inspection menée par Pierre Savorgnan de Brazza. Le rapport, jugé explosif, ne fut jamais publié… Catherine Coquery-Vidrovitch le présente aujourd’hui au Passager clandestin.
(L’Histoire, mars 2014)
Le rapport Brazza est l’un des textes rares permettant de prendre la dimension réelle des méfaits du colonialisme et des moyens qui ont été développés pour justifier les massacres, les déplacements de populations, la destruction des liens sociaux, des cultures, ceci pour établir des empires coloniaux et, donc, avant tout, pour une logique de profit.
(Divergences, février 2014)
Mieux vaut tard que jamais ! (…) La publication de ce rapport vient à point nommer dire enfin la vérité. Quelque chose bouge enfin dans la vision que la France projetait jusqu’à présent de son aventure africaine.
(Les Dépêches de Brazzaville, février 2014)
 
Ce document est tout simplement « un livre noir à lui seul » de la colonisation. (Patrick Farbiaz, association Sortir du colonialisme, postface).

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