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Repères contre le racisme, pour la diversité et la solidarité internationale

Palestine : le revirement de Manuel Valls (Stéphane Alliès et Lénaïg Bredoux)

31 Juillet 2014 , Rédigé par Repères anti-racistes Publié dans #Palestine Solidarité en France, #"Gauche" décomplexée

Quand Manuel Valls était pro-palestinien :

 


Le revirement est manifeste. Depuis le début de la guerre menée par Israël à Gaza, Manuel Valls a été le plus virulent pour dénoncer les manifestations de soutien aux Palestiniens organisées en France et pour condamner ce qu’il appelle un « nouvel antisémitisme ». Des propos conformes à ses écrits ou ses déclarations des dernières années. Mais parmi les organisateurs ou les participants à ces défilés, certains se souviennent du maire peu connu d’une ville de banlieue qui dénonçait la colonisation israélienne et plantait un olivier pour la paix à l’appel d’une plate-forme d’ONG.

 

L’épisode est peu connu (voir notre boîte noire), tant il remonte à une époque où Manuel Valls était loin de faire la une des journaux. Jusqu’à sa candidature à la primaire de 2011, il était un député socialiste parmi d’autres, largement inconnu du grand public, sauf quand il faisait parler de lui en soutenant la TVA “sociale” ou la loi contre le port du niqab de Nicolas Sarkozy. Mais dans les années 1990, jusqu’à la fin des années 2000, l’actuel premier ministre s’est démarqué, y compris au sein de son parti, par des positions dites “pro-palestiniennes”.

Le PS est traditionnellement divisé sur le conflit israélo-palestinien et il a toujours compté en son sein de fervents défenseurs d’Israël. Manuel Valls n’était alors pas de ceux-là. Élu en banlieue parisienne, il a régulièrement participé à des manifestations de soutien aux Palestiniens. À Évry, dont il est le maire de 2001 à 2012, Manuel Valls entretient même, selon plusieurs témoins, une « relation de confiance » avec les militants de la cause palestinienne. En 2002, à la suite de l’opération “Rempart” menée par Israël pour occuper la Cisjordanie, le jeune maire prononce un discours pour y condamner « la poursuite de la colonisation qui viole le droit international ».

 


 

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