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Repères contre le racisme, pour la diversité et la solidarité internationale

Perpignan, laboratoire de la dynamique du FN (Abel Mestre)

28 Novembre 2014 , Rédigé par Repères anti-racistes Publié dans #Extrême-droite, #Front national

monde2Pourquoi Perpignan est-elle la ville de plus de cent mille habitants qui a le plus voté pour le Front national aux élections municipales ? Est-ce la première étape d’un basculement vers l’extrême droite de la France méditerranéenne ?

C’est à ces questions que se sont attelés Jérôme Fourquet, directeur du département opinion de l’IFOP, Nicolas Lebourg, spécialiste de l’extrême droite et membre de l’Observatoire des radicalités politiques à la Fondation Jean-Jaurès (FJJ), et Sylvain Manternach, géographe.

Dans cette étude de 129 pages, publiée par la Fondation Jean-Jaurès, Le Monde a consulté en exclusivité, les auteurs expliquent les ressorts du vote frontiste dans une ville paupérisée, rongée par le clientélisme et ethniquement divisée. Le centre-ville compte des quartiers parmi les plus pauvres de France. La ville est aussi fragmentée en de multiples quartiers : gitans, maghrébins, pieds-noirs… Face à cela, le FN, emmené par Louis Aliot, a décidé de faire une campagne autour de la lutte contre les communautarismes.

L’une des questions posées par l’enquête est de savoir si le fait de compter un nombre significatif de Français originaires d’Afrique du Nord explique que Perpignan ait placé M. Aliot en tête du premier tour le 23 mars. Ce dernier avait obtenu 34,16 % des voix contre 30,67 % pour le maire UMP sortant Jean-Marc Pujol. Lors de la campagne, de nombreux habitants faisaient de la présence immigrée un moteur de vote. Et ce, même dans des quartiers où les Français d’origine arabe n’étaient que peu présents.

« L’effet de lisière »

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