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Repères contre le racisme, pour la diversité et la solidarité internationale

Quand le président du Crif s’en prend à un élu communiste (Pierre Barbancey)

16 Mars 2013 , Rédigé par Repères anti-racistes Publié dans #Palestine Solidarité en France

humanite2010 logoPrasquier, qui vomit 
tout soutien aux Palestiniens réprimés, accuse le maire de Bezons de justifier… l’assassinat des juifs.

Richard Prasquier, le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), peut-il tout se permettre ? L’homme semble le croire, certain que la moindre critique à son égard s’assimilerait à de l’antisémitisme. Il s’en était déjà pris à la représentation nationale, coupable de transformer le Parlement en un tribunal « lorsqu’il est question d’Israël ». Le voilà maintenant qui s’attaque au maire et conseiller général de Bezons (Val-d’Oise), Dominique Lesparre. Cet élu, hautement estimé par la population, a en effet demandé, et obtenu après un vote à l’unanimité de son conseil municipal, qu’il fasse de Majdi Ihrima Al Rimawi, prisonnier politique palestinien, son citoyen d’honneur. Une décision qui s’inscrit dans la droite ligne de l’action de cet élu et militant communiste, pour la paix au Proche-Orient. Comme il le rappelait lui-même, devant le conseil municipal, la paix passe par la création d’un État palestinien dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale, au côté d’Israël.

Pour Prasquier, c’en est trop. Il éructe et répand sa haine comme il sait si bien le faire. Majdi Al Rimawi est membre du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) et accusé d’avoir participé à l’assassinat d’un ministre israélien connu pour ses positions extrémistes. Alors, dans la Lettre du Crif, Prasquier ose écrire à l’encontre du maire de Bezons : « Vous avez en fait laissé imaginer, en filigrane de votre décision, qu’assassiner un juif était légitime, et même honorable, car beaucoup de jeunes ne font aucune différence entre Israéliens et juifs. » Il y a certainement là matière à plainte pour diffamation contre le président du Crif.

Lire la suite de l'article sur le site de L'Humanité


Le ministre israélien en question c'est Rehavam Zeevi.

Extrait d'un article du Monde du 18 octpbre 2001.


Né en 1926 à Jérusalem et surnommé dans sa jeunesse « Gandhi », non pas pour son adhésion à la non-violence, mais en raison de son extrême maigreur, Rehavam Zeevi a fait toute sa carrière dans l'armée, où il a obtenu le grade de général. Conseiller du gouvernement travailliste pour la lutte contre le terrorisme de 1974 à 1977, il s'est tourné ensuite vers la politique, pour y défendre les positions les plus radicales, dans le parti Moledet (« la Patrie »), transformé depuis les dernières élections de 1999 en Union nationale, un bloc de petites formations radicales qui compte quatre députés. M. Zeevi prône notamment l'idée du transfert « volontaire » vers des pays arabes de la population palestinienne hors de Gaza et de la Cisjordanie.

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