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Repères contre le racisme, pour la diversité et la solidarité internationale

Qui entendra l’appel au secours des grévistes de la faim ? (AFPS)

14 Juin 2014 , Rédigé par Repères anti-racistes Publié dans #Palestine Prisonniers

AFPSLa grève de la faim des pri­son­niers en détention admi­nis­trative pour l’abolition de cette pra­tique inhu­maine érigée en système dure main­tenant depuis plus de 50 jours. La vie des gré­vistes de la faim est désormais clai­rement en danger.

La seule réponse à ce jour des auto­rités israé­liennes a été la répression, les trans­ferts des gré­vistes vers d’autres prisons ou des hôpitaux en Israël et leur mise à l’isolement.

Pire, la Knesset a adopté en pre­mière lecture un projet de loi auto­risant l’alimentation forcée des gré­vistes. L’adoption défi­nitive d’une telle mesure définie comme une torture par la Décla­ration de Malte de l’Association Médicale Mon­diale serait une vio­lation gra­vissime des droits de la per­sonne et l’Ordre des médecins israélien lui-​​même a fait savoir son oppo­sition. Elle réson­nerait cruel­lement rap­pelant la mort en 1980 de Rasim Halawa et Ali Jaafari, deux pri­son­niers étouffés alors qu’on tentait de les ali­menter de force. Il n’y avait pas alors de loi auto­risant ces crimes, mais la pra­tique existait déjà. Qu’en serait-​​il après son adoption et sa promulgation ?

En soli­darité, des grèves de la faim tour­nantes se déve­loppent parmi les pri­son­niers avec la par­ti­ci­pation de figures emblé­ma­tiques comme Marwan Bar­ghouti ou Ahmed Saadat. Des mani­fes­ta­tions de soutien se déroulent un peu partout en Palestine comme celle qui a vu l’assassinat de sang-​​froid de deux jeunes le 15 mai devant la prison d’Ofer. Ce 12 juin, les com­mer­çants pales­ti­niens de Jéru­salem ont mas­si­vement observé une grève de soli­darité, refusant d’ouvrir leurs boutiques.

Ce mou­vement de grève de la faim ne recueille pas chez nous un écho média­tique à la mesure de son impor­tance, mais la dis­crétion dont font preuve les diplo­maties occi­den­tales n’est pas accep­table en de telles circonstances.

Chacun sait pourtant la question des pri­son­niers poli­tiques pales­ti­niens incon­tour­nable dans toute recherche d’une solution poli­tique. L’usage de la détention admi­nis­trative, qui traduit l’arbitraire total de la répression poli­tique, doit être fer­mement condamné. La France doit en tirer les conclu­sions et mettre très sérieu­sement en garde les auto­rités israé­liennes, entiè­rement res­pon­sables de l’intégrité phy­sique des pri­son­niers pales­ti­niens, contre les consé­quences humaines et poli­tiques irré­mé­diables de la dégra­dation de leur état de santé. Nous saluons les nom­breuses prises de position des orga­ni­sa­tions fran­çaises qui ont appelé à la libé­ration immé­diate des détenus administratifs.

Nous appelons le Ministère français des Affaires étran­gères à inter­venir sans délai auprès des auto­rités israé­liennes, et à le faire savoir.

Le Bureau national de l’AFPS

Voir l’appel urgent d’Addameer

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