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Repères contre le racisme, pour la diversité et la solidarité internationale

Racisme en ligne: des responsables et des ex-candidats du Front national se lâchent (Alexandre Sulzer)

18 Novembre 2014 , Rédigé par Repères anti-racistes Publié dans #Extrême-droite, #Internet, #Front national

lexpressLes dernières élections municipales avaient vu fleurir des candidatures du Front national quelque peu folkloriques. A Nevers (Nièvre), L'Express avait révélé la propension d'une candidate à aimer les drapeaux nazis. A Châteauroux (Indre), un candidat avait été évincé après que son passé néo-nazi a été révélé. Et bien sûr, on se souvient de la tête de liste à Rethel (Ardennes) qui avait comparé Christiane Taubira à un singe sur Facebook

Alors que les élections cantonales se profilent et que le FN doit investir près de 4 000 candidats, le parti de Marine Le Pen, en pleine dédiabolisation, ne veut pas voir le scénario se reproduire. Selon nos informations, deux personnes - un bénévole "proche" de Florian Philippot et un membre de l'équipe du secrétariat général - vérifient les comptes de l'ensemble des candidats sur les réseaux sociaux. En amont des commissions d'investiture qui se tiennent toutes les deux semaines, ils remettent un "rapport" pour valider, ou non, la compatibilité du profil du candidat avec Marine Le Pen. "Cela nous permet de savoir si le candidat est bien sur la ligne du parti", confirme David Rachline. Celui qui est délégué national au numérique jusqu'à la fin du mois assure que cette équipe de surveillance des réseaux sociaux ne procède pas à un "nettoyage" des profils qui seraient trop sulfureux. 

La "République sioniste" de Manuel Valls, selon un élu FN de Cogolin

Le parti risque en tous les cas d'avoir du pain sur la planche. Car, sur les réseaux sociaux, de nombreux candidats et responsables frontistes "se lâchent" encore. De nombreux propos, caricatures ou sous-entendus racistes, ont ainsi été repérés par L'Entente, un groupe d'une quinzaine de personnes, qui ne se dit rattaché à aucun parti ou formation politique. Dans une première vague, L'Entente, dont les observations sont publiées pour la première fois par un média, s'est focalisé sur les dérapages antisémites. Clichés antisémites, souvent repris sous la bannière de l'"antisionisme", et autres sous-entendus complotistes sont légion. "Depuis plusieurs mois, nous épluchons les profils publics de candidats investis par le FN depuis janvier 2011, c'est-à-dire depuis que Marine Le Pen a pris la présidence du parti", explique Jules (son prénom a été modifié), un des membres de L'Entente. "La réponse classique antifasciste contre le FN est devenu inopérante et nous n'acceptons pas la banalisation du FN", explique ce militant, qui se dit sympathisant du parti de gauche Nouvelle Donne, mais qui assure avoir un ancien cadre de l'UMP dans son groupe. 


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