Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Repères contre le racisme, pour la diversité et la solidarité internationale

Thiaroye, 1er décembre 1944: pour solde de tout compte (Armelle Mabon)

27 Novembre 2014 , Rédigé par Repères anti-racistes Publié dans #Colonisation, #Afrique, #Sénégal, #Mémoire Seconde guerre mondiale

massacre-repression.jpgAlors que des travaux « historiques » voudraient étouffer à nouveau le massacre des tirailleurs de Thiaroye, spoliés de leur solde puis tués pour l'avoir réclamée, l'historienne Armelle Mabon, à l'origine des principales découvertes sur l'injustice faite à ces soldats, en appelle au président de la République pour qu'enfin, soixante-dix ans après le 1er décembre 1944, la France leur rende justice.


 

En novembre 2013, je faisais part des récentes découvertes sur le massacre de Thiaroye. Depuis, d'autres documents retrouvés dans les archives ont permis d'affiner nos connaissances et le déroulement des faits, mais aussi de constater l'obstruction à la divulgation de la vérité orchestrée par quelques historiens.

 

De la rébellion armée au massacre prémédité

 

Il est désormais éclairement établi que ces ex-prisonniers de guerre originaires de l'AOF ont été spoliés des rappels de soldes de captivité et, pour faire taire leurs revendications légitimes, les autorités ont décidé de les massacrer avec des automitrailleuses. Pour couvrir la spoliation, le ministère de la Guerre a fait croire, via une circulaire officielle, que ces hommes avaient perçu la totalité de leur solde avant l'embarquement en métropole. Pour camoufler le massacre prémédité, les officiers ont reçu ordre de rédiger leur rapport afin de laisser croire que les mutins étaient armés de mitraillettes et qu'ils avaient tiré les premiers, d'où la nécessité d'une riposte armée lourde. Les armes automatiques du service d'ordre ont tiré sur des hommes sans défense qui avaient réclamé leurs justes droits. Les autorités ont également diminué le nombre de victimes en trafiquant le chiffre de rapatriés débarqués à Dakar: il manque plus de 300 hommes entre le départ et l'arrivée.

Parmi les survivants, des meneurs ont été désignés pour être traduits devant la justice militaire avec pour acte d'accusation désobéissance, outrages, rébellion armée.

 

lire la suite sur Mediapart

 

A lire aussi sur ce blog :

Les archives d'un massacre au service d'une histoire officielle mensongère (Armelle Mabon)



Partager cet article

Commenter cet article